Samedi 7 mars 2009
La vie des saints était tout autre au VIIe siècle. Saint Blandin (1er mai) fut le second mari de sainte Salaberge (qui fonda le couvent de Saint-Jean-Baptiste à Laon où elle mourut en 665, fête le 22 septembre), qui lui donna 5 enfants, dont 2 furent saints eux aussi. Sainte Anstrude succéda à sa mère à LaonSaint Baudouin fut chanoine de la cathédrale de Laon et fut assassiné en haine de sa justice et de sa piété (+ 677). Saint Blandin se retira en Seine-et-Marne, comme anachorète (ou ermite). Son exemple attirant autour de lui d'autres vocations, une communauté monastique  fut fondée vers le VIIème siècle à La Celle-sur-Morin où mourut saint Blandin, confesseur, après la seconde moitié du VIIe siècle.

La Celle-sur-Morin, en Seine-et-Marne, vient du latin cella, qui indique un petit établissement religieux. Il correspond au premier établissement que le saint ermite dédia (la première chapelle) à Saint-Pierre. Une église le remplaça. Puis une abbaye bénédictine fut élevée sur l'île du Grand Morin à La Celle en Bas sur le tombeau de Saint Blandin. Cette abbaye fut fondée par les Comtes de Dammartin. L'abbé de Rebais, Jean III, exhuma en 1473 le corps de Saint Blandin et en distribua les reliques aux paroisses voisines. Fermée à la Révolution, dès 1885, on ne signalait plus que des ruines. L'église de La Celle date du XIIème siècle. Bien qu'elle ait été restaurée au XVIème siècle, cette église conserve les caractéristiques d'une église romane, à l'extérieur.

Site asmsn : La-Celle-en-Bas est proposé pour sa partie la plus pittoresque, au classement de site. Il s'établit au Sud d'un méandre de la rivière et jouxte les îles formées par les bras du Morin. Sur une de ces îles, Saint-Blandin, un ermite, s'établit jadis. De cette " cellule ", le village tira son nom. Une abbaye, dédiée à Saint-Paul, s'établit ensuite sur l'ancien oratoire et fut remplacée au XIème siècle par un prieuré bénédictin dépendant de Faremoutiers puis de Meaux. De l'ancienne église dont le clocher s'élevait sur plus de 30 mètres, ne subsistent que des vestiges. 

Site topic-toposLa Celle-sur-Morin est mentionnée pour la première fois en 1045. Saint Blandin, après avoir gardé des cochons pendant plusieurs années, se retire pour mener une vie d'ermite. Il s'adresse à son seigneur, Raimerie, pour obtenir une terre sur laquelle il fonde un oratoire dédié à saint Pierre. À sa mort, de nombreux miracles se produisent sur son tombeau et une église est édifiée à son emplacement. Une communauté de religieux, qui suivent la règle de saint Benoit, est alors installée. Au XIe siècle, les moines négligent la règle si bien qu'une réforme soumet le prieuré à l'autorité de l'abbé de Marmoutier. En 1633, l'abbaye de La Celle est cédée à des religieux anglais réfugiés en France, avant d'être rattachée, en 1766, à l'abbaye Saint-Faron de Meaux. La communauté disparait après la Révolution. Le culte de saint Blandin se répand dans la région où ses reliques sont vénérées jusqu'au XIXe siècle dans plusieurs églises paroissiales.

Foulcoie de Beauvais, né vers 1040 et mort vers 1110, archidiacre de Meaux, rédigea la Vita sancti Blandini, entre 1108 et 1110. Dans sa jeunesse, Blandin est un simple porcher. Il finit sa vie comme ermite au milieu de la forêt qui recouvrait encore le plateau briard sous Foulcroie. Blandin intervient deux fois pour apporter son aide à des bûcherons. L'un des arbres destinés à la charpente de l'abbaye de Faremoutiers en construction est trop court. Blandin, passant avec ses porcs, s'assied sur le tronc et le fait grandir. Une sécheresse se présentant, il fait jaillir une source pour les bûcherons de cette forêt.Source : A. Poncelet, « Victa sancti Blandini saeculo VII anachoretae Brigensis auctore Fulcoio Bellovacensi », in Analecta Bollandiana, t. VII, 1888, pp. 145-166.
      
Les petits Bollandistes. Tome XI. Page 320 à 322. Mgr Paul Guérin (1872). Blandin, époux de sainte Salaberge et père de saint Boudoin, ainsi que de sainte Anstrude de, était digne d’être le chef d’une telle famille. Il consentit à ce que son épouse entrât en religion, et, lui-même ne pensa plus qu’à travailler à sa propre sanctification. Il mourut après le milieu du VII siècle. On conservait, dans le monastère que sainte Salaberge avait fondé à Laon, une partie de ses reliques avec celles de sa famille. Saint Blandin est surtout honoré dans un village du diocèse de Meaux qui porte son nom . 


L'église Saint-Pierre de Chaumes-en-Brie contient un vitrail de saint Blandin.
 

Selon Roger Lecotté, Recherches sur les cultes populaires de l’ancien diocèse de Meaux. Mémoire IV de la Fédération Folklorique d’Ile-de-France, N°IV-1953, page 256, il aurait été invoqué à Fontainebleau pour l'hydropisie (Blandis est probablement une transcription erronée).

Romainvilliers, hameau de Bailly-Romainvilliers, avait une chapelle Notre Dame, devenue la ferme Saint-Blandin.


Il y a aussi une ferme de Saint-Blandin à Guérard (77), à l'origine " Le Gué d'Evrard", cure des moines de La Celle au XIème siècle, puis petite cité fortifiée au Moyen-Age, dont tour et souterrains subsistent.
 
Par Jean-Marc - Publié dans : Mythologie-77 - Communauté : Sorties Paris et Ile de France
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés