Site asmsn : La-Celle-en-Bas
est proposé pour sa partie la plus pittoresque, au classement de site. Il s'établit au Sud d'un méandre de la rivière et jouxte les îles formées par les bras du Morin. Sur une de ces îles,
Saint-Blandin, un ermite, s'établit jadis. De cette " cellule ", le village tira son nom. Une abbaye, dédiée à Saint-Paul, s'établit ensuite sur l'ancien oratoire et fut remplacée au XIème siècle
par un prieuré bénédictin dépendant de Faremoutiers puis de Meaux. De l'ancienne église dont le clocher s'élevait sur plus de 30 mètres, ne subsistent que des vestiges.
Site topic-topos: La Celle-sur-Morin est mentionnée pour la première fois en 1045. Saint Blandin,
après avoir gardé des cochons pendant plusieurs années, se retire pour mener une vie d'ermite. Il s'adresse à son seigneur, Raimerie, pour obtenir une terre sur laquelle il fonde un oratoire
dédié à saint Pierre. À sa mort, de nombreux miracles se produisent sur son tombeau et une église est édifiée à son emplacement. Une communauté de religieux, qui suivent la règle de saint Benoit,
est alors installée. Au XIe siècle, les moines négligent la règle si bien qu'une réforme soumet le prieuré à l'autorité de l'abbé de Marmoutier. En 1633, l'abbaye de La Celle est cédée à des
religieux anglais réfugiés en France, avant d'être rattachée, en 1766, à l'abbaye Saint-Faron de Meaux. La communauté disparait après la Révolution. Le culte de saint Blandin se répand dans la
région où ses reliques sont vénérées jusqu'au XIXe siècle dans plusieurs églises paroissiales.
Foulcoie de Beauvais, né vers 1040 et mort vers 1110, archidiacre de Meaux, rédigea la Vita
sancti Blandini, entre 1108 et 1110. Dans sa jeunesse, Blandin est un simple porcher. Il finit sa vie comme ermite au milieu de la forêt qui recouvrait encore le plateau briard
sous Foulcroie. Blandin intervient deux fois pour apporter son aide à des bûcherons. L'un des arbres destinés à la charpente de l'abbaye de Faremoutiers en construction est trop court.
Blandin, passant avec ses porcs, s'assied sur le tronc et le fait grandir. Une sécheresse se présentant, il fait jaillir une source pour les bûcherons de cette forêt.Source : A. Poncelet, «
Victa sancti Blandini saeculo VII anachoretae Brigensis auctore Fulcoio Bellovacensi », in Analecta Bollandiana, t. VII, 1888, pp. 145-166.
Les petits Bollandistes. Tome XI. Page 320 à 322. Mgr Paul Guérin (1872). Blandin, époux de sainte Salaberge et père de saint Boudoin, ainsi que de sainte Anstrude de,
était digne d’être le chef d’une telle famille. Il consentit à ce que son épouse entrât en religion, et, lui-même ne pensa plus qu’à travailler à sa propre sanctification. Il mourut après le
milieu du VII siècle. On conservait, dans le monastère que sainte Salaberge avait fondé à Laon, une partie de ses reliques avec celles de sa famille. Saint Blandin est surtout honoré dans un
village du diocèse de Meaux qui porte son nom .
